la compagnie

le bruit qu'ça coûte

* Musée de l’Œuvre-Notre-Dame de Strasbourg

La Cie Le Bruit qu’ça coûte poursuit son travail au sein de ce magnifique musée situé à l’ombre de la cathédrale et des rumeurs de la ville.

De nombreux projets résonnent dans ses vieux murs.
Des sons électroacoustiques, de la musique, des bruits et des voix de visiteurs
ou du personnel de l’institution s’immiscent entre les oeuvres,
sonnent dans les recoins acoustiques pour proposer des cheminements inouïs
à travers la collection et l’architecture du bâtiment.

LITHOPHONIE

Installation sonore dans la salle de la Loge à partir du 3 juillet

Lithophonie est une création sonore octophonique, synchronisée à une mise en lumière des oeuvres exposées.

Le restaurateur Jean Délivré évoque la restauration qu’il a effectuée sur quelques statues (du portail Saint-Laurent) exposées dans la salle de la Loge. 
 La sculptrice Nathalie Masson et le tailleur de pierre Cyril Favière (artisans de l’Oeuvre Notre-Dame) nous parlent de leurs métiers et des secrets de la pierre…

L’ oeuvre incorpore également les émotions de trois visiteurs d’un jour :
Patricia Garcia-Poillerat, Catherine Bauchet et Rachid Megharfi.
Un groupe d’élèves du lycée Fustel-de-Coulanges (option « Histoire des arts » avec Marie-Élise Fix) a également contribué à l’élaboration de ce projet collaboratif. Celui-ci participe à la mise en place (avec le Fil à sons, voir plus bas)
d’une médiation originale et poétique, accessible à tous les publics.

« Il faut que l’œuvre d’art soit associée aux horizons d’une province, à ses bois, à ses eaux, à l’odeur de ses fougères et de ses prés.»

C’est avec ces mots empruntés à l’historien d’art Emile Mâle qu’Hans Haug, fondateur du musée de l’Œuvre-Notre-Dame, justifie la présence de ce jardin médiéval.

Les deux reportages télé ont été réalisés par France 3 Alsace et Alsace 20 lors de la précédente édition, durant l’été 2020.

Au fil de votre visite vous entendrez:

  • Des extraits du Cantique des cantiques.
  • Des extraits du Livre des subtilités des créatures de diverses natures – Physica (Éditions Grégoriennes) et Les causes et les remèdes (Traduction de Pierre Monat – Éditions J. Millon) d’Hildegarde de Bingen – mise en voix: Alicia von Reiswitz – chant: Ave Generosa composé
    par Hildegarde de Bingen et interprété par Caroline Magalhaes.
  • Des extraits du Roman de la Rose de Guillaume de Loris (traduction de Jean Dufournet – Éditions GF Flammarion) – mise en voix: Philippe Aubry.

 

LE JARDIN DE L'OUÏE

Installation sonore dans le jardin médiéval à partir du 3 juillet

L’installation sonore Le jardin de l’ouïe transcrit un certain état d’esprit du Moyen Âge qui vivait près de la nature. Les plantes présentes dans ce courtil, qu’elles soient médicinales, ornementales ou condimentaires, ainsi que la présence de l’eau et l’aspect clos du lieu participent à une représentation symbolique du Jardin d’Éden ou de l’Hortus Conclusus, thèmes iconographiques chers à l’époque médiévale.

Au gré de vos pas, vous découvrez la symbolique des plantes de ce jardin, les croyances et légendes populaires qu’elles ont contribué à fabriquer ainsi que les vieilles recettes et élixirs qu’elles ont suscités. 

Plusieurs pièces de musique médiévale interprétées par Caroline Magalhaes et Florian Jougneau  sont spatialisées sur des haut-parleurs dissimulés dans tout le jardin pour accompagner la quiétude du promeneur.  

Une halte sous l’ombre des gloriettes vous permet d’écouter des extraits du Roman de la Rose (XIIIe siècle), véritable best-seller de la littérature courtoise, des textes d’Hildegarde Von Bingen ou bien encore des contes, légendes et recettes liés au patrimoine botanique du jardin.

Mais ce jardin ne saurait être un paradis terrestre sans la présence céleste de quelques oiseaux virtuoses se mêlant à de mystérieuses stridulations d’insectes.

Merci à Sylvie Bucher du service éducatif des Musées de Strasbourg, pour ses recherches documentaires et la mise en voix. Création sonore de Philippe Aubry.

LE FIL À SONS

Création en février 2020 dans le cadre de la Semaine du Son

Un cheminement sonore d’une quarantaine de minutes à travers le musée
relie 6 œuvres de la collection.
Ce parcours à écouter au casque in situ vous dévoile les émotions et les sensibilités singulières 
des personnes qui ont participé à cette aventure phonique.

Salle 2/ Un musicien transcrit dans une pièce pour quatuor à cordes l’hypnotique visage du vitrail intitulé Le Christ de Wissembourg.

Salle 7/ Les paroles de collégiens révèlent aux auditeurs leurs sentiments vis-à-vis de la sculpture du Tentateur voisin des Vierges sages et folles.

Salle 22/ Deux Strasbourgeois d’origine étrangère confient leurs sensations face à la scène de L’ adoration de l’ancien retable du maître-autel de la Chartreuse de Strasbourg.

salle 25/ Les doigts experts de deux personnes aveugles décrivent leurs émotions au toucher de la Tête d’homme barbu au turban et de L’homme accoudé, chefs-d’œuvre de Nicolas de Leyde.

Salle 37/ Les mots d’une écrivaine sont mis en sons pour offrir une exploration sensible du tableau de Sébastien Stoskopff La corbeille de verres.