la compagnie

le bruit qu'ça coûte

* Musée de l’Œuvre-Notre-Dame de Strasbourg

La Cie Le Bruit qu’ça coûte amorce une présence au sein de ce magnifique musée situé à l’ombre de la cathédrale et des rumeurs de la ville.

De nombreux projets résonneront dans ses vieux murs.
Des sons électroacoustiques, de la musique, des bruits et des voix de visiteurs
ou du personnel de l’institution s’immisceront entre les oeuvres,
sonneront dans les recoins acoustiques pour proposer des cheminements inouïs
à travers la collection et l’architecture du bâtiment.

LITHOPHONIE

Cette installation sera créée à l’occasion de la Semaine du son de l’Unesco
entre le 26 janvier et le 7 février 2021.

Elle diffusera une création sonore multicanal (octophonie) synchronisée à une mise en lumière des oeuvres exposées.

L’ɶuvre sera élaborée en mode participatif avec un public varié afin de poursuivre
la mise en place d’une médiation originale accessible à tous les publics.

Les émotions de lycéens, les ressentis de visiteurs, les paroles d’un restaurateur d’ɶuvres d’art ou bien celles d’un sculpteur ainsi que la percussion des outils d’un tailleur de pierre, autant d’éléments d’une polyphonie pour faire écho
à la statuaire de la salle de la Loge.

« Il faut que l’œuvre d’art soit associée aux horizons d’une province, à ses bois, à ses eaux, à l’odeur de ses fougères et de ses prés »

C’est avec ces mots empruntés à l’historien d’art Emile Mâle qu’Hans Haug, fondateur du Musée de l’Œuvre-Notre-Dame, justifie la présence de ce jardin médiéval.

L’installation sonore Le jardin de l’ouïe transcrit un certain état d’esprit du Moyen Âge qui vivait près de la nature. Les plantes présentes dans ce courtil, qu’elles soient médicinales, ornementales ou condimentaires, ainsi que la présence de l’eau et l’aspect clos du lieu participent à une représentation symbolique du Jardin d’Eden ou de l’Hortus Conclusus, thèmes iconographiques chers à l’époque médiévale.

LE JARDIN DE L'OUÏE

Installation sonore dans le jardin médiéval
du 17 juillet au 1er novembre 2020

Au gré de vos pas, vous découvrez la symbolique des plantes de ce jardin, les croyances et légendes populaires qu’elles ont contribué à fabriquer ainsi que les vieilles recettes et élixirs qu’elles ont suscités. 

Comme pour donner voix à de discrètes sculptures représentant des sonneurs de trompe, un ensemble de sacqueboutes (ancêtres du trombone) ainsi que d’énigmatiques polyphonies vocales interprètent de façon épisodique des fragments de L’amour de moy, un air du XVe siècle.

Une halte sous l’ombre du tilleul vous permet d’écouter des extraits du Roman de la Rose (XIIIe siècle), véritable best-seller de la littérature courtoise.

Mais ce jardin ne saurait être un paradis terrestre sans la présence céleste de quelques oiseaux virtuoses se mêlant à de mystérieuses stridulations d’insectes.

Merci à Sylvie Bucher du service éducatif des Musées de Strasbourg pour tous les commentaires sur la partie botanique

Extrait du Cantique des cantiques (L 4 / V 12) 

Extraits du Roman de la Rose de Guillaume de Loris (Traduction de Jean Dufournet – Éditions GF Flammarion)

 

(Les deux reportages télé ont été réalisés par France 3 Alsace et Alsace 20)

LE FIL À SONS

Création en février 2020 dans le cadre de la Semaine du Son

Un cheminement sonore d’une quarantaine de minutes à travers le musée
relie 6 œuvres de la collection.
Ce parcours à écouter au casque in situ vous dévoile les émotions et les sensibilités singulières 
des personnes qui ont participé à cette aventure phonique.

Salle 2/ Un musicien transcrit dans une pièce pour quatuor à cordes l’hypnotique visage du vitrail intitulé Le Christ de Wissembourg.

Salle 7/ Les paroles de collégiens révèlent aux auditeurs leurs sentiments vis-à-vis de la sculpture du Tentateur voisin des Vierges sages et folles.

Salle 22/ Deux Strasbourgeois d’origine étrangère confient leurs sensations face à la scène de L’ adoration de l’ancien retable du maître-autel de la Chartreuse de Strasbourg.

salle 25/ Les doigts experts de deux personnes aveugles décrivent leurs émotions au toucher de la Tête d’homme barbu au turban et de L’homme accoudé, chefs-d’œuvre de Nicolas de Leyde.

Salle 37/ Les mots d’une écrivaine sont mis en sons pour offrir une exploration sensible du tableau de Sébastien Stoskopff La corbeille de verres.